Planter le chou de Bruxelles est une étape clé pour réussir la culture de Brassica oleracea var. gemmifera. Cette plante, également appelée choux de Bruxelles ou gemmifera, s’adapte aux climats tempérés et demande un sol profond et bien drainé. Cultiver chou de Bruxelles implique de choisir les bonnes variétés, comme Octia ou Groninger, et de préparer correctement le sol pour favoriser la croissance des choux. Les semis, plantations et entretiens réguliers assurent un développement harmonieux. La prévention des maladies et la lutte contre les ravageurs complètent cette démarche, garantissant une récolte abondante et de qualité.
Table des matières
Choix de la variété pour planter le chou de Bruxelles
Variétés adaptées à la culture en France
Pour planter le chou de Bruxelles avec succès, il est essentiel de choisir une variĂ©tĂ© adaptĂ©e au climat français. Les variĂ©tĂ©s prĂ©coces permettent une rĂ©colte rapide avant les fortes gelĂ©es, tandis que les variĂ©tĂ©s tardives produisent des choux plus gros et rĂ©sistants au froid hivernal. Parmi les variĂ©tĂ©s cultivĂ©es en France, on retrouve Brassica oleracea var. gemmifera ‘Groninger’, apprĂ©ciĂ©e pour sa rĂ©sistance au froid et sa production homogène, ‘Octia’, qui offre des choux compacts et rĂ©guliers, et ‘Jade Cross’, idĂ©ale pour les rĂ©coltes automnales.
Critères de sélection
Lors du choix, plusieurs critères doivent Ăªtre pris en compte. La rĂ©sistance aux maladies comme le mildiou ou l’alternariose est primordiale pour limiter l’usage de traitements. La taille des choux et leur pĂ©riode de rĂ©colte doivent correspondre aux besoins du jardinier et Ă la durĂ©e de la saison de culture. Enfin, la rusticitĂ© de la variĂ©tĂ© influence la survie des plants pendant l’hiver et la qualitĂ© finale de la rĂ©colte.
OĂ¹ planter le chou de Bruxelles
Choix de l’emplacement
Le chou de Bruxelles nĂ©cessite un emplacement bĂ©nĂ©ficiant d’une bonne exposition au soleil. PrivilĂ©giez un endroit oĂ¹ la lumière est directe au moins six heures par jour, car une lumière insuffisante peut ralentir la croissance et rĂ©duire la qualitĂ© des petites pommes. Évitez les zones trop ombragĂ©es ou très ventĂ©es, car les courants d’air froid peuvent endommager les jeunes plants et favoriser certaines maladies.
Sol idéal
Le chou de Bruxelles préfère un sol profond, riche en matière organique, bien drainé mais capable de retenir une certaine humidité. Le pH idéal se situe entre 6,0 et 7,5. Un sol trop acide ou trop alcalin peut limiter l’absorption des nutriments essentiels. Pour évaluer le pH, il est conseillé de réaliser un test avant plantation, afin d’ajuster le sol avec de la chaux si besoin pour relever un pH trop bas.
Préparation du sol avant plantation
Avant de planter, il est important de bien prĂ©parer le sol pour assurer une bonne croissance des racines et un dĂ©veloppement optimal des plants. Commencez par un dĂ©sherbage complet afin d’éliminer toute concurrence. Puis, labourez ou bĂªchez le terrain en profondeur, jusqu’à environ 30 cm, pour ameublir la terre et favoriser l’enracinement.
Incorporez un amendement organique, comme du compost mûr ou du fumier bien décomposé, à raison d’environ 3 à 5 kg par mètre carré. Cela enrichira le sol en éléments nutritifs essentiels et améliorera sa structure. Évitez toutefois d’ajouter un engrais azoté trop fort à ce stade, car un excès d’azote peut favoriser un développement foliaire excessif au détriment des choux.
Enfin, Ă©galisez la surface avec un rĂ¢teau pour obtenir un lit de semence bien uniforme, facilitant ainsi la plantation et la germination. Laissez reposer le sol quelques jours si possible, puis arrosez lĂ©gèrement pour humidifier la terre avant d’installer les plants.

Drainage
Si le sol a tendance Ă Ăªtre trop compact ou argileux, vous pouvez Ă©galement incorporer du sable grossier ou de la terre de jardin lĂ©gère pour amĂ©liorer le drainage et Ă©viter la stagnation d’eau, qui peut provoquer la pourriture des racines. Ă€ l’inverse, dans un sol trop sableux, il est utile d’ajouter une bonne quantitĂ© de matière organique pour augmenter la capacitĂ© de rĂ©tention d’eau et les nutriments disponibles.
Rotation des cultures
Avant de planter le chou de Bruxelles, pensez Ă Ă©viter de le cultiver plusieurs annĂ©es de suite au mĂªme endroit. Cette plante appartient Ă la famille des brassicacĂ©es, qui comprend aussi le chou, le brocoli, le chou-fleur ou encore le radis. Pour limiter les risques de maladies du sol, notamment les maladies fongiques et les attaques de ravageurs spĂ©cifiques, il est recommandĂ© de pratiquer une rotation avec d’autres familles de lĂ©gumes, en laissant au moins 3 Ă 4 ans avant de replanter des brassicacĂ©es sur la mĂªme parcelle.
Semis et plantation du chou de Bruxelles
Semis en pépinière ou en godets
Le semis du chou de Bruxelles se fait généralement en intérieur ou sous abri pour protéger les jeunes plants des températures basses. Utilisez des godets individuels ou des caissettes à semis remplies d’un terreau léger et bien drainant. Semez les graines à environ 1 cm de profondeur, en maintenant le substrat humide mais non détrempé. La germination survient en général sous 7 à 14 jours, à une température comprise entre 15 et 20 °C.
Calendrier optimal pour semer
Le moment du semis dépend de la région et du climat. En général, le semis s’effectue entre février et avril pour une récolte d’automne ou d’hiver. Dans les régions aux hivers doux, il est possible de semer un peu plus tard, mais il faut veiller à ce que les plants aient suffisamment de temps pour se développer avant les premières gelées. Pour les climats plus froids, un semis en février-mars sous abri est préférable.
Repiquage en pleine terre
Lorsque les plants atteignent 10 Ă 15 cm de hauteur, gĂ©nĂ©ralement après 6 Ă 8 semaines, ils peuvent Ăªtre repiquĂ©s en pleine terre. Assurez-vous que les risques de gelĂ©es sĂ©vères soient passĂ©s. Creusez des trous espacĂ©s d’environ 50 cm sur les rangs, avec un espacement de 60 cm entre les rangs pour permettre un bon dĂ©veloppement des choux et faciliter l’entretien.
Arrosez abondamment les plants avant et après la transplantation pour limiter le stress. Rebouchez dĂ©licatement autour des racines sans trop tasser la terre pour ne pas gĂªner leur croissance. Installez Ă©ventuellement un paillage pour conserver l’humiditĂ© et limiter la pousse des mauvaises herbes.
Espacement entre plants et rangs
L’espacement est crucial pour permettre une bonne circulation de l’air, réduire les risques de maladies et assurer un développement optimal des choux. Respectez environ 50 cm entre chaque pied et 60 cm entre les rangs. Dans les petits jardins, vous pouvez légèrement réduire cet espacement, mais attention à ne pas trop serrer les plants, ce qui favoriserait les maladies et limiterait la taille des choux.
Entretien courant du chou de Bruxelles
Arrosage
Le chou de Bruxelles nécessite un apport régulier en eau, surtout durant les phases de croissance active et de formation des pommes. L’objectif est de maintenir le sol constamment humide, sans excès qui pourrait provoquer la pourriture des racines. En général, il faut prévoir un arrosage d’environ 10 à 15 mm par semaine, soit environ 1 à 1,5 litre par plante, en fonction des conditions climatiques et du type de sol.
Privilégiez un arrosage au pied plutôt que par aspersion pour limiter l’humidité sur le feuillage, ce qui favorise le développement des maladies fongiques. L’arrosage matinal est également conseillé pour permettre à l’eau de bien pénétrer avant les chaleurs de la journée.
Fertilisation
Le chou de Bruxelles est une plante gourmande en nutriments, notamment en azote pour la croissance des feuilles et en potassium pour la qualité des pommes. Appliquez un apport d’engrais équilibré au moment de la plantation, de préférence un engrais organique ou un compost bien décomposé.
Ensuite, effectuez un apport complémentaire environ 4 à 6 semaines après la plantation, avec un engrais azoté à libération lente pour soutenir le développement sans excès. Évitez les engrais trop riches qui pourraient favoriser une croissance excessive du feuillage au détriment de la formation des choux.
Paillage et protection du sol
Le paillage aide à conserver l’humidité, limiter la pousse des mauvaises herbes et stabiliser la température du sol. Utilisez des paillis organiques tels que la paille, les feuilles mortes broyées ou le compost bien décomposé.
Appliquez une couche d’environ 5 à 8 cm autour des plants, en veillant à ne pas enterrer la base des tiges pour éviter les risques de pourriture. Le paillage favorise également la vie microbienne du sol, bénéfique pour la santé des plantes.
Binage et désherbage manuel
Le binage régulier permet d’aérer le sol et d’éviter la formation d’une croûte qui limite la pénétration de l’eau et de l’air. Il facilite aussi le contrôle manuel des mauvaises herbes, qui concurrencent les plants en nutriments et en eau.
Effectuez des binages légers et fréquents, surtout en début de saison, pour ne pas endommager les racines superficielles du chou de Bruxelles. Le désherbage manuel est préférable au désherbage chimique, qui pourrait affaiblir les plantes ou contaminer le sol.

Taille et support du chou de Bruxelles
Élimination des feuilles mortes ou abîmées
Pour favoriser une bonne circulation de l’air et prĂ©venir les maladies, il est important de retirer rĂ©gulièrement les feuilles jaunes, mortes ou endommagĂ©es. Ces feuilles peuvent Ăªtre des foyers de dĂ©veloppement pour les champignons ou les insectes nuisibles. Utilisez un sĂ©cateur propre pour couper proprement Ă la base de la feuille, sans blesser la tige principale.
Cette opération facilite également la pénétration de la lumière au centre de la plante, ce qui contribue à un meilleur développement des petites pommes.
Techniques pour soutenir les pieds
Le chou de Bruxelles peut atteindre une hauteur importante, parfois jusqu’à 1 mètre, ce qui peut rendre les pieds vulnérables au vent ou à la pluie forte, susceptibles de provoquer leur chute ou de casser les tiges.
Pour éviter cela, il est conseillé d’installer des tuteurs solides dès que les plants commencent à grandir, surtout dans les zones venteuses. Placez un tuteur à côté de chaque pied et attachez délicatement la tige principale avec de la ficelle souple ou des liens adaptés, sans serrer trop fort pour ne pas blesser la plante.
En cas de cultures très denses, des supports collectifs comme des filets ou des grillages peuvent aussi Ăªtre utilisĂ©s pour maintenir les plants droits.
Prévention et traitement des maladies du chou de Bruxelles
Identification des maladies courantes
Le chou de Bruxelles peut Ăªtre affectĂ© par plusieurs maladies courantes, notamment :
- Le mildiou : se manifeste par des taches jaunes sur les feuilles, puis des moisissures blanches ou grises sur la face inférieure.
- L’oĂ¯dium : apparait sous forme d’un duvet blanc poudreux sur les feuilles et les tiges.
- La pourriture grise (Botrytis) : provoque des taches brunes molles et un feutrage gris sur les parties affectées.
- Le flétrissement bactérien : entraîne un jaunissement rapide suivi du flétrissement des feuilles.
Moyens de prévention naturels et biologiques
Pour limiter l’apparition de ces maladies, plusieurs mesures préventives sont efficaces :
- Choisir des variétés résistantes lorsque cela est possible.
- Assurer un bon espacement entre les plants pour améliorer la circulation de l’air.
- Pratiquer la rotation des cultures pour éviter l’accumulation de pathogènes dans le sol.
- Éliminer rapidement les feuilles malades ou tombées au sol.
- Utiliser des traitements prĂ©ventifs Ă base de purin de prĂªle ou de bicarbonate de soude en pulvĂ©risation.
Traitements adaptés et respectueux de l’environnement
En cas d’infection, privilégiez des traitements biologiques comme :
- La bouillie bordelaise, efficace contre le mildiou.
- Le soufre, contre l’oĂ¯dium.
- Les extraits de plantes antifongiques (ail, neem).
Il est important de bien suivre les doses recommandées et d’appliquer les traitements de préférence tôt le matin ou en fin de journée pour éviter le stress des plantes et la volatilisation.
Rotation des cultures et bonnes pratiques culturales
Une bonne rotation des cultures, en Ă©vitant de planter des brassicacĂ©es au mĂªme endroit plusieurs annĂ©es de suite, rĂ©duit la pression des maladies. ComplĂ©tez cela par un entretien rigoureux du sol (dĂ©sherbage, binage) et une surveillance rĂ©gulière pour dĂ©tecter rapidement les premiers symptĂ´mes et agir en consĂ©quence.

Protéger le chou de Bruxelles des ravageurs
Identification des principaux insectes nuisibles
Le chou de Bruxelles est la cible de plusieurs insectes ravageurs qui peuvent fortement endommager les plants :
- Les pucerons verts ou noirs, qui sucent la sève des feuilles et peuvent transmettre des maladies.
- Les altises, petits coléoptères qui creusent des trous dans les feuilles, provoquant un aspect « dentelé ».
- Les chenilles de la piéride du chou, qui rongent les feuilles et les boutons floraux.
- Les noctuelles, chenilles nocturnes pouvant causer des dĂ©gĂ¢ts importants en s’attaquant aux feuilles et aux tiges.
Méthodes de lutte préventive
Pour limiter les attaques, plusieurs stratégies sont recommandées :
- Installer des filets anti-insectes dès la plantation pour protéger les jeunes plants.
- Pratiquer le compagnonnage avec des plantes répulsives, comme la menthe, la tanaisie ou la bourrache, qui éloignent certains ravageurs.
- Maintenir un jardin propre en éliminant les résidus végétaux qui servent de refuge aux insectes.
Traitements biologiques et naturels
En cas d’infestation, privilégiez les méthodes écologiques :
- Introduire ou encourager la présence de prédateurs naturels, comme les coccinelles ou les chrysopes, qui se nourrissent des pucerons.
- Utiliser des pulvérisations de savon noir ou de purin d’ortie pour repousser les insectes.
- Employer des insecticides biologiques à base de Bacillus thuringiensis, efficace contre les chenilles, en respectant bien les doses et le moment d’application.
Surveillance régulière et intervention rapide
Inspectez rĂ©gulièrement le feuillage, en particulier la face infĂ©rieure des feuilles oĂ¹ les insectes ont tendance Ă se cacher. Une dĂ©tection prĂ©coce permet d’intervenir rapidement et d’éviter que les populations ne se dĂ©veloppent trop. Notez Ă©galement les signes indirects, comme des feuilles trouĂ©es ou dĂ©formĂ©es.
Récolte du chou de Bruxelles
Signes de maturité
Le chou de Bruxelles est prĂªt Ă Ăªtre rĂ©coltĂ© lorsque les petites pommes qui poussent le long de la tige principale ont atteint une taille comprise entre 2 et 4 cm de diamètre. Elles doivent Ăªtre fermes au toucher et d’un vert bien soutenu. Les feuilles qui entourent ces pommes sont gĂ©nĂ©ralement bien dĂ©veloppĂ©es et encore croquantes.
La récolte peut commencer à partir de la base de la plante, car les choux mûrissent progressivement du bas vers le haut. Il est préférable d’attendre que les pommes soient bien formées mais avant qu’elles ne commencent à jaunir ou à se dessécher.
Techniques de récolte pour ne pas abîmer la plante
Pour récolter, utilisez un couteau bien aiguisé ou pincez les choux avec les doigts pour les détacher proprement de la tige sans arracher la plante. Il est important de ne pas endommager la tige principale afin que les choux situés plus haut puissent continuer à se développer.
Si certaines pommes sont trop dures à détacher à la main, coupez-les délicatement à la base. Évitez de tirer ou de secouer les plants, ce qui pourrait provoquer des blessures et des maladies.
Fréquence et durée de la récolte
La récolte s’étale généralement sur plusieurs semaines, souvent de la fin de l’automne jusqu’aux premières gelées sévères. Les choux de Bruxelles peuvent rester sur la plante plusieurs semaines, ce qui permet de les cueillir au fur et à mesure des besoins.
Il est conseillé de récolter régulièrement pour éviter que les pommes trop mûres ne pourrissent sur pied et ne deviennent un point d’entrée pour les maladies.

Conservation du chou de Bruxelles après-récolte
Nettoyage et tri des choux
Après la récolte, commencez par enlever les feuilles extérieures abîmées ou jaunies. Nettoyez les choux en les brossant délicatement pour retirer la terre ou les petites impuretés, sans les laver à grande eau afin d’éviter l’humidité excessive qui pourrait favoriser la pourriture.
Triez les choux en sĂ©parant ceux qui sont parfaitement fermes et sains de ceux qui prĂ©sentent des taches ou des signes de dĂ©tĂ©rioration. Les choux abĂ®mĂ©s doivent Ăªtre consommĂ©s rapidement ou Ă©liminĂ©s pour Ă©viter la contamination des autres.
Stockage temporaire au jardin ou en cave
Si vous ne souhaitez pas consommer immédiatement, stockez les choux de Bruxelles dans un endroit frais et bien aéré, idéalement entre 0 et 4 °C avec une hygrométrie élevée (85 à 90 %). Une cave fraîche ou un réfrigérateur avec un bac à légumes conviennent parfaitement.
Évitez les sacs plastiques hermétiques qui retiennent l’humidité et favorisent le développement de moisissures. Utilisez plutôt des sacs en papier ou des caisses ventilées. Les choux de Bruxelles peuvent se conserver ainsi plusieurs semaines, voire un à deux mois selon les conditions.
Préparation du terrain pour la prochaine culture
Une fois la récolte terminée, retirez les résidus de plants et effectuez un nettoyage complet du terrain. Incorporez les déchets verts au compost, sauf en cas de maladie, pour ne pas propager les agents pathogènes.
Profitez-en pour aérer et enrichir le sol avec du compost ou un amendement organique afin de préparer la parcelle pour la prochaine rotation de cultures. Cette étape contribue à maintenir la fertilité et la santé du sol sur le long terme.
Entretien post-récolte du chou de Bruxelles
Nettoyage et tri
Après la récolte, il est important de nettoyer les choux pour enlever les feuilles flétries, jaunes ou abîmées. Le tri permet de séparer les choux sains de ceux présentant des signes de pourriture ou d’attaque par des insectes. Cela facilite ensuite le stockage et réduit le risque de contamination des autres choux.
Stockage des choux
Les choux de Bruxelles se conservent mieux dans un endroit frais et humide, idĂ©alement entre 0 et 4 °C avec une humiditĂ© relative de 90 %. Pour un stockage Ă court terme, placer les choux dans des caisses ventilĂ©es ou des sacs perforĂ©s permet de maintenir leur fraĂ®cheur. Éviter les zones exposĂ©es Ă la chaleur ou au soleil, qui accĂ©lèrent le flĂ©trissement et la perte de qualitĂ©.
Gestion des résidus de culture
Après la rĂ©colte, les tiges et feuilles restantes peuvent Ăªtre broyĂ©es ou compostĂ©es pour enrichir le sol pour la prochaine culture. Cela permet Ă©galement de rĂ©duire la prĂ©sence de parasites et de maladies dans le potager, tout en prĂ©parant le sol pour un nouvel apport d’engrais organique.
Conclusion
Pour rĂ©ussir la culture du chou de Bruxelles, une prĂ©paration soigneuse du sol, un semis bien programmĂ© et un entretien rĂ©gulier sont essentiels. Veiller Ă l’arrosage, Ă la fertilisation adaptĂ©e et au paillage permet de favoriser une croissance saine. La prĂ©vention des maladies et la protection contre les ravageurs, grĂ¢ce Ă des mĂ©thodes naturelles, garantissent des plants vigoureux. Enfin, une rĂ©colte progressive et un stockage optimal prolongent la qualitĂ© des choux. En respectant ces bonnes pratiques, le jardinier assure une production abondante et durable de choux de Bruxelles savoureux et de qualitĂ©.
FAQ
Quand semer le chou de Bruxelles ?
Le chou de Bruxelles se sème gĂ©nĂ©ralement entre fĂ©vrier et avril, sous abri ou en godets. Cela permet aux plants de se dĂ©velopper suffisamment avant dâ€™Ăªtre repiquĂ©s en pleine terre après les dernières gelĂ©es. Ce calendrier assure une rĂ©colte optimale en automne et en hiver.
Comment préparer le sol pour le chou de Bruxelles ?
Le sol doit Ăªtre profond, bien drainĂ© et riche en matière organique, avec un pH compris entre 6 et 7,5. Il est recommandĂ© de labourer Ă environ 30 cm et d’incorporer du compost ou du fumier bien dĂ©composĂ© avant la plantation. Cela favorise une bonne croissance des racines et un dĂ©veloppement Ă©quilibrĂ©.
Quels sont les principaux ravageurs du chou de Bruxelles ?
Les pucerons, les altises, les chenilles de la piĂ©ride du chou et les noctuelles sont les ravageurs les plus courants. Ils peuvent causer des dĂ©gĂ¢ts importants sur les feuilles et les boutons floraux. Il est essentiel de surveiller rĂ©gulièrement les plants et d’utiliser des mĂ©thodes naturelles pour les contrĂ´ler.
Comment prévenir les maladies du chou de Bruxelles ?
PrivilĂ©giez la rotation des cultures et choisissez des variĂ©tĂ©s rĂ©sistantes pour limiter les risques. Assurez un bon espacement entre les plants et Ă©liminez rapidement les feuilles malades. L’application de traitements naturels comme le purin de prĂªle peut aussi aider Ă prĂ©venir l’apparition des maladies.
Quand et comment récolter le chou de Bruxelles ?
Récoltez les petites pommes fermes de 2 à 4 cm de diamètre, généralement du bas vers le haut de la tige. Utilisez un couteau ou pincez-les délicatement pour ne pas abîmer la plante. La récolte peut s’étaler sur plusieurs semaines jusqu’aux premières gelées.