Planter le romarin est une étape essentielle pour tout jardinier souhaitant enrichir son espace avec cette plante aromatique robuste. Apprécié pour son parfum intense et sa résistance, le romarin peut s’adapter à différents types de sols et climats lorsqu’il est correctement cultivé. Ce guide vous accompagnera pas à pas, depuis le choix de la variété jusqu’à la récolte et l’entretien post-récolte. Vous découvrirez les méthodes de semis, plantation et bouturage, ainsi que les techniques pour prévenir maladies et ravageurs. Avec ces conseils, réussir la culture du romarin deviendra simple et gratifiant.
Table des Matières
Choix de la variété pour planter le romarin
Variétés adaptées à la culture en France
Pour planter le romarin avec succès, il est important de choisir une variété adaptée au climat français. Parmi les plus courantes, on retrouve Rosmarinus officinalis ‘Arp’, très résistant au froid, idéal pour les régions montagneuses ou exposées aux hivers rigoureux. Rosmarinus officinalis ‘Prostratus’ est une variété tapissante parfaite pour les bordures ou les rocailles, tandis que Rosmarinus officinalis ‘Blue Spires’ se distingue par son port élancé et sa floraison abondante.
Critères de choix selon l’exposition et le climat
Le choix de la variété dépend aussi de l’exposition et de l’ensoleillement. Les variétés hautes et élancées préfèrent un plein soleil et un sol bien drainé, tandis que les variétés naines ou tapissantes peuvent tolérer une légère ombre. La résistance au gel et la tolérance à la sécheresse sont des critères essentiels pour éviter les pertes en hiver ou en période de chaleur.
Différences entre variétés naines et à port buissonnant
Les variétés naines sont généralement idéales pour la culture en pot ou sur des terrasses, leur croissance étant plus lente et compacte. Les variétés à port buissonnant, en revanche, conviennent aux massifs et aux haies aromatiques, nécessitant plus d’espace et un entretien régulier pour conserver leur forme. Comprendre ces différences permet d’adapter le choix de la variété à l’espace disponible et aux conditions climatiques locales.

Où planter le romarin
Exposition idéale
Le romarin préfère une exposition en plein soleil, avec au moins 6 à 8 h d’ensoleillement direct par jour. Une bonne exposition favorise une croissance dense, une floraison régulière et un parfum plus prononcé. Évitez les zones trop ombragées, car cela peut ralentir le développement et favoriser l’apparition de maladies fongiques.
Choix de l’emplacement en extérieur et en pot
En extérieur, privilégiez un emplacement abrité du vent pour protéger les tiges fragiles et éviter la déshydratation. Pour la culture en pot, choisissez un contenant profond d’au moins 30 cm et bien drainé, avec des trous au fond pour l’évacuation de l’eau. Les pots peuvent être déplacés pour optimiser l’exposition au soleil ou protéger la plante pendant l’hiver.
Compatibilité avec d’autres plantes du jardin
Le romarin s’associe bien avec d’autres plantes méditerranéennes comme la lavande, le thym ou la sauge. Évitez les plantes trop gourmandes en eau qui pourraient créer un excès d’humidité autour des racines. Installer le romarin à proximité d’espèces résistantes et peu exigeantes permet de créer un massif harmonieux et facile à entretenir.
Préparation du sol pour planter le romarin
Type de sol recommandé
Le romarin se développe idéalement dans un sol léger, bien drainé et légèrement calcaire. Les sols argileux ou lourds doivent être amendés pour éviter l’eau stagnante, qui peut provoquer la pourriture des racines. Un pH neutre à légèrement alcalin (6,5 à 7,5) favorise une croissance optimale et une floraison régulière.
Amendements possibles pour améliorer le sol
Pour améliorer la structure du sol, on peut incorporer du sable ou du gravier fin afin d’augmenter le drainage. L’ajout de compost mûr en petite quantité permet d’apporter des nutriments sans enrichir excessivement le sol, ce qui pourrait nuire à la rusticité du romarin. Évitez les engrais riches en azote qui favorisent une croissance excessive au détriment de la résistance de la plante.
Techniques pour éviter l’humidité stagnante
Installez le romarin sur des buttes ou des pentes légères si le sol a tendance à retenir l’eau. Veillez à ne pas enterrer le collet de la plante pour limiter le contact avec l’humidité. Le paillage minéral, comme des graviers ou des billes d’argile, peut également aider à maintenir un sol sec autour des racines tout en limitant la croissance des mauvaises herbes.
Semis, plantation et bouturage pour planter le romarin
Semis en intérieur ou extérieur
Le semis du romarin peut se faire au printemps, à l’intérieur dans des godets remplis d’un substrat léger et bien drainé. Les graines doivent être légèrement recouvertes de terre et maintenues humides mais non détrempées. La germination est lente, souvent entre 2 et 4 semaines, et nécessite une température stable d’environ 18-20 °C.
Plantation de jeunes plants
Les jeunes plants issus de pépinière ou de semis peuvent être transplantés dès qu’ils possèdent 4 à 6 feuilles. Espacez-les de 40 à 50 cm pour les variétés naines et de 80 cm à 1 m pour les variétés buissonnantes. Creusez un trou légèrement plus large que la motte, installez la plante sans enterrer le collet, puis tassez et arrosez modérément pour favoriser l’enracinement.
Bouturage
Le bouturage est une méthode rapide pour multiplier le romarin. Prélevez des tiges semi-aoûtées de 8 à 10 cm au printemps ou en été, retirez les feuilles du bas et plantez-les dans un substrat humide et drainant. Maintenez le substrat légèrement humide et protégez les boutures de la lumière directe jusqu’à l’enracinement, qui survient généralement en 4 à 6 semaines.

Entretien pour planter le romarin
Arrosage et fréquence
Le romarin tolère bien la sécheresse une fois installé, mais il a besoin d’un arrosage régulier les premières semaines après la plantation. En période de forte chaleur, un arrosage hebdomadaire suffit généralement pour les plants en pleine terre, tandis que les plants en pot peuvent nécessiter 2 à 3 arrosages par semaine. Évitez l’excès d’eau qui peut provoquer la pourriture des racines.
Taille et formation de la plante
La taille permet de maintenir une forme compacte et d’encourager la ramification. Il est recommandé de tailler légèrement après la floraison ou au début du printemps, en supprimant les branches sèches ou trop longues. Pour les variétés buissonnantes, une taille annuelle plus importante aide à garder un port dense et harmonieux.
Fertilisation et amendements réguliers
Le romarin n’est pas gourmand en nutriments, mais un apport léger de compost ou d’engrais organique au printemps favorise une croissance saine. Évitez les engrais riches en azote, qui stimulent une croissance rapide mais affaiblissent la résistance aux maladies. Un apport d’engrais tous les 2 à 3 mois peut suffire pour les plants en pot ou dans un sol pauvre.
Prévention et traitement des maladies pour planter le romarin
Maladies fréquentes
Le romarin peut être affecté par l’oïdium, la rouille ou la pourriture des racines en cas d’humidité excessive. L’oïdium se manifeste par un feutrage blanc sur les feuilles, tandis que la rouille apparaît sous forme de taches orangées sur le revers des feuilles. La pourriture des racines provoque un flétrissement général et un jaunissement du feuillage.
Techniques de prévention
Pour limiter les risques, plantez le romarin dans un sol bien drainé et en plein soleil, en espaçant correctement les plants pour favoriser la circulation de l’air. Évitez les arrosages sur le feuillage et retirez régulièrement les feuilles mortes. Choisir des variétés résistantes au froid et aux maladies contribue également à réduire les problèmes sanitaires.
Traitements naturels et biologiques
En cas d’attaque, privilégiez les traitements biologiques comme le purin de prêle, le savon noir ou le bicarbonate de soude pour limiter l’oïdium et la rouille. Supprimez les parties atteintes pour éviter la propagation. L’usage de fongicides chimiques est rarement nécessaire si les conditions de culture sont adaptées.
Lutte contre les ravageurs pour planter le romarin
Insectes et parasites courants
Le romarin peut être attaqué par des pucerons, des cochenilles et des aleurodes, qui se nourrissent de la sève et affaiblissent la plante. Les pucerons provoquent un enroulement des feuilles et la formation de miellat collant. Les cochenilles se présentent sous forme de petites bosses blanches ou brunes sur les tiges et le feuillage.
Méthodes de contrôle biologiques et mécaniques
Pour lutter contre ces ravageurs, pulvérisez régulièrement de l’eau savonneuse ou du savon noir dilué sur les feuilles affectées. Les prédateurs naturels comme les coccinelles ou les larves de chrysopes permettent également de réduire les populations de pucerons. Pour les infestations légères, un simple rinçage à l’eau suffit souvent à éliminer les insectes.
Signes d’alerte et actions rapides
Surveillez régulièrement les jeunes pousses et le dessous des feuilles pour détecter rapidement toute infestation. Agir tôt permet d’éviter que le romarin ne perde vigueur et que les ravageurs ne se propagent aux plantes voisines. La combinaison de prévention, surveillance et interventions rapides assure une culture saine et durable.
Récolte et conservation pour planter le romarin
Moment optimal pour récolter
Le romarin peut être récolté tout au long de l’année, mais la concentration en arômes est maximale juste avant la floraison. Prélevez les tiges matures, en privilégiant celles qui sont robustes et bien développées. Évitez de couper plus d’un tiers de la plante pour ne pas compromettre sa croissance future.
Techniques de coupe pour favoriser la repousse
Utilisez des ciseaux ou un sécateur propre et tranchant pour couper les tiges à environ 5 cm du bois ancien. Cette méthode stimule la formation de nouvelles pousses et maintient une silhouette harmonieuse. Taillez légèrement les branches latérales pour encourager un port dense et buissonnant.
Méthodes de séchage et stockage
Le romarin se conserve bien après séchage. Attachez les tiges en petits bouquets et suspendez-les dans un endroit sec, ventilé et à l’abri du soleil direct. Une fois sec, conservez les feuilles dans des bocaux hermétiques, à l’abri de la lumière et de l’humidité, pour préserver leur parfum et leur qualité.
Entretien post-récolte pour planter le romarin
Taille post-récolte et nettoyage des plants
Après la récolte, taillez légèrement les branches restantes pour éliminer le bois sec et favoriser une croissance équilibrée. Retirez les feuilles mortes ou jaunies pour limiter les risques de maladies et maintenir un feuillage sain. Cette opération permet également de conserver une forme compacte et harmonieuse pour la plante.
Préparation de la plante pour l’hiver
Dans les régions froides, protégez le romarin du gel en paillant le pied avec des matériaux isolants comme de la paille ou des feuilles sèches. Les plants en pot peuvent être déplacés dans un endroit abrité ou une véranda lumineuse. Limitez l’arrosage pendant l’hiver pour éviter l’excès d’humidité qui pourrait endommager les racines.
Soins complémentaires pour stimuler la croissance future
Au début du printemps, retirez le paillage et taillez les branches qui ont été endommagées par le froid. Un apport léger de compost ou d’engrais organique à cette période aide à relancer la croissance. Assurez un arrosage modéré et régulier pour préparer la plante à la nouvelle saison de développement.

Conclusion
Planter le romarin demande un peu de préparation et d’attention, mais le résultat en vaut largement la peine. En choisissant une variété adaptée, en préparant un sol bien drainé et en assurant un entretien régulier, la plante peut prospérer plusieurs années. La prévention des maladies et la lutte contre les ravageurs permettent de maintenir des plants sains et productifs. La récolte et le séchage corrects prolongent la durée de conservation des tiges aromatiques. Avec ces bonnes pratiques, cultiver le romarin devient simple, gratifiant et accessible, même pour les jardiniers débutants, offrant une plante robuste et parfumée au jardin ou en pot.
FAQ
Comment planter le romarin en pot ?
Pour planter le romarin en pot, choisissez un contenant profond d’au moins 30 cm avec un bon drainage. Utilisez un substrat léger et légèrement calcaire, et placez le pot dans un endroit ensoleillé. Arrosez modérément pour maintenir le substrat humide sans le détremper.
Quelle période pour planter le romarin dans le jardin ?
La plantation se fait idéalement au printemps ou à l’automne, lorsque les températures sont douces. Évitez les périodes de gel ou de fortes chaleurs pour faciliter l’enracinement. Les jeunes plants doivent être arrosés régulièrement jusqu’à ce qu’ils soient bien établis.
Quelle variété choisir pour planter le romarin en France ?
Parmi les variétés adaptées au climat français, on retrouve Rosmarinus officinalis ‘Arp’, résistant au froid, et ‘Prostratus’, idéale pour les rocailles. Rosmarinus officinalis ‘Blue Spires’ offre un port élancé et une floraison abondante. Le choix dépend de l’exposition, de l’espace disponible et du type de sol.
Comment entretenir le romarin après la plantation ?
Taillez légèrement les branches pour encourager la ramification et maintenir une forme compacte. Arrosez modérément, surtout les jeunes plants, et apportez un peu de compost ou d’engrais organique tous les 2 à 3 mois. Surveillez régulièrement les maladies et les ravageurs pour intervenir rapidement si nécessaire.
Comment récolter et conserver le romarin correctement ?
Récoltez les tiges matures avant la floraison pour maximiser la concentration en arômes. Séchez-les en petits bouquets dans un endroit sec, ventilé et à l’abri du soleil. Une fois sec, stockez les feuilles dans des bocaux hermétiques pour conserver leur parfum et leur qualité.